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Le plan Grand Froid : pour vous permettre de circuler au mieux

Avec des températures extrêmement basses, ce plan a été de nouveau activé. Concrètement, en quoi consiste-t-il ?

Le matériel roulant et les voies nécessitent un entretien particulier lors de conditions hivernales exceptionnelles. Certes, le froid en hiver n’est pas chose rare. Néanmoins, comme en ce moment lorsque les températures peuvent descendre plusieurs degrés en dessous de valeurs normales déjà basses, sont mises en place des mesures dédiées, afin de garantir le plan de transport.

Les conséquences du froid

Pour anticiper au mieux ces perturbations, le plan « Grand Froid » est ainsi activé. Les risques sont multiples :

Sur les infrastructures et les voies, l’accumulation de neige peut obstruer ces dernières, et empêcher les manœuvres d’aiguillage. L’acier, en cas de froid extrême, peut se rétracter et provoquer des fissures qui, à court ou moyen terme, sont susceptibles d’engendrer la  rupture du rail. Enfin, le givre sur la caténaire peut provoquer le décollement du pantographe.

Sur les trains, les blocs de neige glacés peuvent se transformer, au passage de ces derniers, en projectiles compacts dangereux pour les clients et les infrastructures. La caténaire, ici aussi, lorsqu’elle est se trouve givrée, ne permet plus au train un parfaite adhérence avec le pantographe : dans ce cas, l’alimentation électrique pourrait ne plus être assurée.

La caténaire fait l’objet d’attentions spécifiques © RATP – Bertrand Chabrol

Pour les clients, l’enneigement et la glace rendent l’accès aux gares et aux quais difficiles.

Les conséquences des chutes de neige restent assez imprévisibles. Sur la ligne, et concernant l’épisode de ce 10 février, les hauteurs accumulées ne sont pas les mêmes selon que vous vous trouviez à Saint-Rémy-lès-Chevreuse ou Aulnay-sous-Bois. Néanmoins, la même vigilance s’est imposée sur l’ensemble du RER B.

Les moyens et les mesures préventives pour combattre le froid

Elles peuvent être distinguées en partie selon que vous soyez sur l’axe nord, exploité par la SNCF, ou la partie sud, exploitée par la RATP. En effet, les installations ne sont pas les mêmes et nécessitent des précautions différentes. Par exemple, la tension des caténaires est de 1500V continu au sud et de 25000V alternatif au nord : le traitement de ces dernières, par ces conditions hivernales, n’est ainsi pas exactement le même.

Côté SNCF

Pour anticiper au mieux les périodes de grand froid, la SNCF bénéficie d’un partenariat avec Météo France qui peut indiquer le seuil de température critique, soit -6°, permettant aux équipes de se préparer et de déclencher au plus vite le plan Grand Froid.

Une surveillance accrue des agents est mise en place, notamment pour les aiguillages ou des appareils de réchauffe d’aiguillages sont installés. Des tournées d’inspection sont également effectuées dans les zones dites « sensibles » ou des travaux ont eu lieu récemment. De plus, afin de préserver le matériel roulant, suivant un indice de probabilité de formation du givre, il existe une procédure spécifique afin que les rames soient laissées sous tension la nuit. Des housses spécifiques sont installées en hiver pour les prises d’air des moteurs de traction et enfin, la norme prévoit qu’au-delà de 10 minutes de stationnement à quai, le conducteur ferme les portes.

Évidemment, concernant la présence de neige et de verglas sur les quais, les agents des gares sablent ou salent les accès le soir afin qu’ils soient praticables le lendemain. Ces opérations de salage/sablage se font la veille des épisodes de grand froid et il arrive que les quais soient redevenus glissants pendant la nuit.

Les quais et accès aux trains font l’objet d’opération de salage et de sablage © RATP – Bertrand Chabrol

Côté RATP

Ici aussi, la partie sud de la ligne bénéficie d’un traitement particulier dans ces conditions. Les quais et accès sont sablés par les agents, afin de permettre aux clients d’arpenter les espaces en toute sécurité, tout en restant bien évidemment vigilants. Sur les trains sont installées des housses spécifiques en hiver pour les prises d’air des moteurs de traction, afin de préserver ces derniers.

Lorsque la situation le justifie sont mis en place des trains racleurs. Ainsi, dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs de ces trains ont circulé, comme entre Saint-Rémy et Bagneux ou entre Robinson et Denfert-Rochereau, par exemple. Il s’agit de rames classiques, dont l’objectif est d’éviter la formation de gel sur la caténaire. De même, les trains sont laissés préparés sur l’ensemble des faisceaux de garage – le courant reste au même moment maintenu sur l’ensemble de ces derniers. Cela permet d’éviter l’apparition de givre.

Sur l’ensemble de la ligne, ces procédures, bien rôdées, permettent la poursuite de l’exploitation. Vous avez des questions complémentaires ? N’hésitez pas à déposer un commentaire au bas de cet article !

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