En raison d’un mouvement social national, le trafic sera perturbé sur le RER B le vendredi 14 décembre 2018

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18032014

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Voyageur malade à bord : quelles conséquences sur le trafic ?

Pourquoi le trafic sur votre ligne est-il  perturbé lorsqu’un malaise voyageur est signalé à bord d’un train ?

Lorsqu’un malaise voyageur est signalé à bord d’un train, deux scénarios peuvent se présenter :

  • Cas 1 : la victime du malaise se sent capable de descendre du train par ses propres moyens et de se mouvoir sur un siège du quai, dans l’attente si besoin d’une prise en charge adéquate. Dans une grande majorité des cas, le voyageur est accompagné par les agents des gares, qui se chargent de contacter les secours le cas échéant.
  • Cas 2 : l’état de santé du voyageur nécessite une intervention médicale. Dans ce cas, seuls les services de secours spécialisés sont habilités à prendre les mesures appropriées, et à évacuer la victime du train. Agents des gares et conducteurs ne sont effectivement ni médecins ni secouristes et ne peuvent déplacer de leur propre initiative un voyageur malade, au risque d’aggraver son état. De plus, lorsqu’un signal d’alarme est déclenché dans un train, le conducteur de ce dernier doit effectuer une série d’opérations.
Voyageur malade RER B

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Vous êtes témoin d’un malaise à bord de votre train ?

Afin de faciliter l’intervention des secours, il est conseillé de donner, si vous êtes en mesure de le faire, un maximum de détails au conducteur.

L’utilisation du numéro d’assistance, le 3117, depuis votre téléphone portable, est également à privilégier. Ce numéro est un relais d’appel d’urgence vers les services compétents. Il permet d’informer les secours en temps réel de la localisation de l’appel, grâce à la connaissance de la position des trains.

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    Les commentaires sont fermés.

    • Guillaume K

      Je suis étonné par la longueur du temps de réarmement de la voiture et du démarrage du train.
      Quelles sont les causes de cette attente supplémentaire ?
      Le voyageur en question n’est plus un soucis, le temps de réarmement se limiterait donc à « aller jusqu’au wagon » (1 minute, voire 2 si le conducteur est vraiment pas pressé), « réarmer le wagon » (1 minute à tout casser),  » retourner à son poste de pilotage » (1 à 2 minutes), « communiquer sur l’incident » (1 minute), ce qui fait en tout 6 minutes d’action… Loin des 10 à 20 minutes annoncées.

      • gregseth

        Je suis également très curieux de connaitre la réponse.

        Par ailleurs, étant donné qu’il est censé y avoir des agents sur le lieu de l’incident, pourquoi est-ce au conducteur de faire l’aller retour pour réarmer le signal ? Un agent ne peut-il s’en charger ?

        @céline : dans la réalité l’information voyageur (en particulier dans les rames) n’arrive — quand elle arrive — que dans les 5 dernières minutes de votre timeline. Comment expliquez-vous cela ?

        • Céline (animatrice)

          Bonjour gregseth,
          Pour améliorer le retour à la normale en cas de signal d’alarme, un programme de formation au réarmement est actuellement déployé auprès de certains agents des gares et de la sûreté pour apporter une aide aux conducteurs et accélérer les temps de traitement des incidents.
          Nous avons par ailleurs conscience que l’information à bord des trains est parfois insuffisante. C’est un point sur lequel nous souhaitons progresser, notamment en sensibilisant davantage nos conducteurs sur ce sujet.

      • Céline (animatrice)

        Bonjour Guillaume,
        Il faut compter 5 à 10 minutes pour réarmer un signal d’alarme et redémarrer le train (la durée initialement indiquée a été rectifiée).

    • Benoit

      « Agents des gares et conducteurs ne sont effectivement ni médecins ni secouristes et ne peuvent déplacer de leur propre initiative un voyageur malade, au risque d’aggraver son état. »

      Ne serait-il pas pertinent de former les agents de gare au secourisme ? Au vu des répercussions engendrés par les « incidents voyageurs », ce ne serait surement pas une formation superflue…

      • Mathieu

        J’appuie cette suggestion de Benoît. Au même titre que le conducteur s’assure de lui-même du « degré d’importance de la situation » (je cite), des agents correctement formés devraient pouvoir déterminer la gravité d’une situation lorsqu’une personne ne se sent pas capable de descendre du train.

        Cela ferait progresser tout le monde.

        • jc

          Je me joins à ces 2 derniers message.. et ça va bien au delà de la « simple gène » causée aux voyageurs de la ligne;

          Il en va parfois simplement de la survie de la personne concernée, s’il faut attendre les secours pour une personne qui fait un malaise grave, alors que des premiers secours auraient pu être délivré. C’est vraiment dommage.

          Et ça va encore bien au delà de la formation des conducteurs, ou personnels de gare;

          Le public empruntant les transports ou pas, devraient également se faire former aux premiers secours.. ça peut toujours servir. (et pas que dans les transports qui ont du retard)

    • minimoose

      1. Dans la majorité des cas, le signal d’alarme est-il tiré en gare où en pleine voie?
      2. Le 3117 ne fonctionne que lorsqu’il y a dû réseau, ce qui est loin d’être le cas partout.
      3. Y a-t-il des fauteuils roulants en gare pour évacuer les victimes deplaçables?
      4. Fait-on appel aux éventuels personnels médicaux presents dans le train en attendant les pompiers?

    • Céline (animatrice)

      Bonjour,
      Pour répondre à certaines de vos questions, certains agents sont, et peuvent être, formés aux premiers secours. Cette formation s’effectue sur la base de l’inscription volontaire.
      A Châtelet-Les Halles et Gare du Nord par exemple, il existe par ailleurs un service de sécurité incendie et d’assistance aux personnes, habilité à intervenir auprès du voyageur victime d’un malaise. Ce service dispose en cas de besoin d’un fauteuil roulant et d’un brancard.
      Si du personnel médical se trouve à bord du train, celui-ci peut également intervenir pour assister la victime.

      • Marcanto

        C’est un peu la que se situe le noeud du pb : c’est comme les agents veulent (formation sur la base du volontariat). Et comme voyageur on constate qu’il y en a trop qui veulent pas.
        Ce matin : mon navigo à refaire ; 3 agents dans un premier guichet qui discutaient. Pas de chance ils ne peuvent pas faire le navigo, c’est à une autre entrée de la station – ça les a fait rire, je n’ai rien dit. 2 agents qui parlaient a un second guichet a la fameuse autre entrée. Pas de chance ce n’était pas le bon guichet. Le bon guichet ? Il n’y avait personne…
        Pourquoi n’y a t’il pas un de ces agents fort actif qui peut être volontaire pour se tenir sur le quai prêt à intervenir ? Avec s’il le veut bien la formation pour intervenir ?
        Ça me choque vraiment. Ça devrait faire partie de leur fonction et ils devraient être fier d’être utile et au secours des voyageurs.

    • Mathieu

      Bonjour Céline, la soirée du 31 mars se sera donc conclue sur un malaise voyageur concluant un mois de mars globalement médiocre en termes de régularité.

      Deux commentaires :
      – la mission que j’ai prise à 19h45 était destination Orsay et relevait du train fantôme car il n’apparaissait sur aucun panneau. Comment est-ce possible ?
      – le trafic était sensiblement perturbé comme à l’habitude avec les malaises voyageurs. Or la procédure que vous nous avez décrite montre normalement une prise en charge rapide de ce type d’incidents. Comment se fait-il alors qu’il y ait un tel effet boule de neige notamment dans le cas évoqué ici ?*

      Merci pour votre réponse.

    • Jeannot91

      Bonsoir

      Serait-il possible d’avoir des statistiques détaillées, par mois, sur les malaises voyageurs? Quelle est la répartition de ces malaises? A quoi sont-ils dû?
      Est-ce que la RATP-SNCF travaille sur ce genre d’indicateurs? Si oui, ne faudrait-il pas les prendre en compte pour le choix des futurs rames?

      Cordialement

      • Jeannot91

        Bonjour

        Je n’ai pas eu de réponses par rapport à ma question ci-dessus
        D’avance merci pour votre retour

        Cordialement

      • Céline (animatrice)

        Bonjour Jeannot,
        Tous les incidents et leurs causes sont répertoriés et analysés quotidiennement par l’équipe de production de la Direction de ligne du RER B. A titre d’exemple, une vingtaine de malaises voyageurs ont été comptabilisés au mois d’avril 2014 sur la ligne.
        Je prends bonne note de votre proposition relative à la publication de ces données sur le blog.

    • agent des gares ratp

      votre vision est institutionnelle. sur le terrain c’est différent.

      • agent des gares ratp

        qu’en est – il des conducteurs qui font la loi sur la ligne b ?

      • Céline (animatrice)

        Bonjour,
        Nos infographies ont pour objectif de donner à voir et à comprendre, de façon synthétique, les grandes étapes du traitement d’un incident. Aucun événement n’est identique et il est toujours intéressant de partager ici les expériences des voyageurs, mais aussi, des agents.

    • Lola

      Pourquoi le conducteur ne peut-il pas aller réarmer le signal d’alarme pendant l’attente liée à la prise en charge du voyageur malade ? Cela permettrait de gagner 10 minutes…

      Par ailleurs pourquoi le trafic est-il si long à revenir à la normal après un tel accident ? Ce matin par exemple le malaise à Port Royal s’est terminé mais le trafic est resté perturbé très longtemps après la fin de l’incident, avec de longues attentes dans chaque gare.

      • Céline (animatrice)

        Bonjour Lola,
        Lorsqu’un malaise se produit à bord d’un train, la mission première du conducteur est d’informer les gestionnaires de circulation puis de porter assistance à la victime jusqu’à l’arrivée d’un agent des gares par exemple ou des services de secours. Ce n’est qu’ensuite qu’il peut réarmer le signal d’alarme.

    • karim

      bonjour,

      les malaises voyageurs sont une cause significative ( en fréquence et en durée de l’incident) des retards sur le RER B et donc de notre insatisfaction de client qui paye 70 euros/mois.
      au minimum 15-20mn,une fois par mois pour un utilisateur quotidien du RERB

      d’après mon expérience c’est l’attente des pompiers pour évacuer le « malade » de la rame qui est la cause principale du retard
      aux heures d’affluence plusieurs milliers de voyageurs sont impactés car la personne prise d’un malaise n’est pas évacuée rapidement de la rame
      le cout pour la collectivité doit se chiffrer en centaines de milliers d’euros !

      la RATP se devrait d’avoir dans chaque gare un agent « secouriste » habilité avec l’aide de voyageurs volontaires à évacuer la personne « malade » de la rame
      et a lui fournir les 1ers soins (position urgence, couverture etc..)
      (je suppose que dans 80% des cas le malaise est bénin…) dans l’attente des pompiers

      la notion d’ « agent  » volontaire ne me parait pas être à la hauteur des enjeux de service public et d’intérêt général
      surtout lorsque nous pouvons tous constater chaque jour qu’un certain nombre d’agents RATP sont positionnés derrière un comptoir d’information du public assez désert.

      merci pour votre réponse

      cordiales salutations

      • jc

        Je me faisais la même remarque.

        Quelqu’un qui fait un malaise, ça peut être bénin, mais ça peut aussi s’aggraver si ce n’est pas traité à temps.

        Attendre de longues minutes sans rien faire me semble délicat.

        Il serait bon de proposer aux Agent RATP/SNCF des formations de secourisme, ce qui permettrait d’apporter les premiers gestes parfois décisifs sur un malaise.

        Bien qu’on puisse comprendre la réticence à prendre la responsabilité d’aggraver la situation si on s’y prend mal, ça vaut le coup de former aux gestes qui sauvent.

        • Céline (animatrice)

          Bonjour Karim et jc,
          Certains agents peuvent s’inscrire sur la base du volontariat à une formation aux premiers secours. Je vous tiendrai informés des évolutions éventuelles dans ce domaine.
          Par ailleurs, dans les grandes gares comme Châtelet et Gare du Nord, un service de sécurité incendie et d’assistance aux personnes est présent, habilité à intervenir auprès du voyageur victime d’un malaise.

    • utilisateurC

      Merci !
      Très utile aujourd’hui pour un malaise dans le C.

    • CB

      Il y a 3 ans j’ai moi-même fait un malaise dans un RER B bondé par une chaude journée d’été alors que j’étais adossé à la porte.
      Mon évacuation était simple puisque j’étais déjà à la porte.
      Je me suis réveillé assis sur le quai, adossé au mur avec les agents de quai, le conducteur et les passagers qui m’avaient sorti de la rame qui m’entouraient. J’ai bien sûr remercié toutes ces personnes pour leur assistance. Je leur ai dit que maintenant tout allait bien et qu’ils pouvaient repartir puisque j’étais pris en charge.
      Mais il s’est tout de même écoulé plusieurs minutes avant que le conducteur et les passagers se décident à retourner dans le train.
      Du coup j’ai eu un fort sentiment de frustration face à ces personnes qui faisaient perdre du temps à tout le monde mais que je ne pouvais décemment pas engueuler puisqu’ils m’avaient porté assistance.

      • Céline (animatrice)

        Bonjour CB et merci pour ce témoignage.
        Je peux comprendre votre frustration mais je crois que nous nous rejoignons tous pour dire que la sécurité, tant des voyageurs que du personnel, prime avant tout.

        • Marcanto

          Son témoignage est intéressant : il suffit d’une personne pour le veiller. Les autres peuvent et doivent circuler. Cette inaction génère des rames bondées qui entraînent d’autres malaises. Manifestement il y a matière à revoir les procédures pas du tout au point